DIX (TES) PENSÉES: Olympiques, Nepveu, DTM, F1 aux États-Unis…

Cette semaine, il n’y a pas de podcast (exceptionnellement). À la place, on vous a concocté un Dix (tes) pensées, qui revient sur la victoire de Thomas Nepveu à Road America, la présence de la course automobile aux Olympiques (mettons) et ainsi de suite.

1- Victoire de Nepveu à Road America

Crédit photo: USF2000

Dimanche dernier, le jeune Québécois Thomas Nepveu a remporté la course d’USF2000, série de soutien à l’IndyCar, sur le magnifique circuit de Road America.

Il s’agit de sa première victoire dans cette série. Nepveu est parti septième, mais a gagné plusieurs places au départ, afin de se retrouver quatrième. Ensuite, trois tours plus tard, il a pris les commandes de l’épreuve, grâce à un dépassement extraordinaire sur le trio de tête!

Grâce à un train de pneus neufs, chaussés au début de la course, le pilote natif d’Oka n’a jamais été inquiété, malgré une poussée de l’Américain Simon Silkes, qui a fini deuxième, à 0.0679 secondes du Québébcois. Nepveu, qui roule pour Cape Motorsports, se situe maintenant au neuvième rang du classement général (137 points) et deuxième chez les recrues, 28 points derrière son coéquipier, Spyke Kohlbecker.

Lors de la course 1, Nepveu avait fini onzième. La prochaine course de USF2000 aura lieu à Mid-Ohio, pendant la fin de semaine du Jour de l’Indépendance aux États-Unis (3-4 juillet).


2- Du beau spectacle en IndyCar

Crédit photo: James Black/IndyCar

Pendant ce temps, dans la catégorie principale, en IndyCar, on a eu de belles courses récemment.

Au début du mois de juin, les pilotes d’IndyCar ont disputé un programme double intense dans le parc de Belle Isle, à Detroit. Samedi, Marcus Ericsson (Chip Ganassi Racing) a remporté sa première victoire dans la série, profitant d’un abandon très malchanceux de Will Power (Penske), qui n’a pu reprendre le départ après le deuxième drapeau rouge (merci, Romain Grosjean).

Le premier drapeau rouge a été causé par ce violent accident à haute vitesse de Felix Rosenqvist (Arrow McLaren SP). Le Suédois s’en est tiré sans la moindre blessure, mais a dû manquer la course 2 du lendemain, ainsi que celle de Road America. Oliver Askew, qui a conduit pour Arrow McLaren SP en 2020, l’a remplacé à pied levé, en plus d’être le remplaçant de Rinus Veekay, victime d’un accident de vélo, la semaine d’après.

Parlant de Detroit II, Pato O’Ward est devenu le premier double vainqueur de cette saison folle d’IndyCar, dépassant la Penske de Josef Newgarden dans les derniers tours. Avec cette victoire, O’Ward, qui avait triomphé à Texas II en mai dernier, est passé en tête du championnat des pilotes par un point devant Alex Palou (Chip Ganassi).

Cependant, Palou n’a pas dit son dernier mot. Dimanche dernier, le jeune Espagnol a profité d’un ennui mécanique du pauvre Newgarden, qui était en tête de la course à Road America pendant la majorité de la journée, pour gagner pour une deuxième fois en 2021. Il avait triomphé à Alabama, la première épreuve de la saison.

Pour sa toute première participation en IndyCar, Kevin Magnussen a dû abandonner, mais a eu la chance de mener une épreuve pour la première fois!

Avec son triomphe à Elkhart Lake, Palou détient une avance de 28 points sur Pato O’Ward, à l’approche de la ronde suivante, à Mid-Ohio (4 juillet). Mention très honorable à Romain Grosjean, qui a terminé cinquième à Road America, en plus d’avoir été brillant pour attaquer et défendre ses positions.


3- Performance d’Aston Martin en France

Dans le TOP ET CONTRE-PERFORMANCES du Grand Prix de France, j’ai oublié de classer la bonne performance d’Aston Martin.

Sebastian Vettel et Lance Stroll ont respectivement terminé neuvième et dixième, mais ils ont été en mesure de marquer 3 points, grâce à une stratégie différente des autres. Les deux pilotes sont partis avec des pneus durs, étant donné qu’ils ont débuté l’épreuve hors du top 10 (Vettel P12, Stroll P19). Ce fut une excellente gestion des pneus, surtout avec la hausse de température de la piste de Paul Ricard.

Vettel a effectué un très bon départ, alors que Stroll a gravi les échelons en piste avec des dépassements, suite à son élimination surprise en Q1.

On remarque que, depuis quelques courses, Vettel se sent plus à l’aise dans sa AMR21 et cela rapporte beaucoup pour Aston Martin. Quant à Stroll, il offre des performances bonnes, compte tenu de la voiture qu’il possède. Il y a de quoi être quand même heureux chez Aston Martin.


4- La course automobile aux Olympiques (mettons)

Crédit photo: CIO/Gran Turismo

Le 23 juin dernier, c’était la Journée olympique. Pour cette occasion, il y avait la tenue des tous premiers Jeux olympiques virtuels. Cela réunissait le baseball, la voile, le cyclisme, l’aviron… et la course automobile!

En effet, il y avait une compétition de course automobile virtuel, grâce à Gran Turismo Sport. Le jeu de PlayStation a collaboré avec la FIA et le Comité international olympique (CIO), afin d’organiser ce tournoi, dans lequel les participants de plusieurs pays sur la planète ont dû enregistrer le meilleur temps possible pour se qualifier pour la ronde finale.

C’est l’Italien Valerio Gasso, membre de l’équipe eSport de Williams, qui a été sacré champion de ce tournoi inaugural. Ce fut malgré deux victoires du Français Baptiste Beauvois, au Tokyo Expressway et à Sardeigne. Dans la troisième et dernière course, à Dragon Tail, Beauvois fut poussé accidentellement par le Canadien Andrew Brooks. Pourtant, cette épreuve rapportait le double des points!

Gallo a eu un mano à mano avec l’Allemand Mikail Hirzal, champion 2019 de la Coupe des Nations FIA sur GT Sport, jusqu’à la ligne d’arrivée. L’Italien a résisté à la charge de Hirzal, dans cette épreuve de 18 tours.

Malheureusement, Igor Fraga, champion 2018 de la Coupe des Nations et grand favori au championnat, a été déconnecté au début de la Course 2 et n’a pu prendre part au reste du tournoi.

Je suis vraiment content de voir que le CIO prend le eSports très au sérieux et que la course automobile ait été retenu pour cette première édition des Jeux virtuels. J’ai passé mon avant-midi à regarder du GT Sport, au lieu de quelques matchs à l’Euro, et je ne regrette rien.


5- Début de la saison de DTM: version GT3

Alex Albon dans une Ferrari, aux couleurs de AlphaTauri (Crédit photo: DTM)

En plus de la F1, l’IndyCar, le retour du NASCAR à Nashville et ainsi de suite, la DTM débutait sa nouvelle saison, mais avec des voitures GT3.

En effet, la transition vers cette catégorie de voitures a été annoncée en fin 2020, pour une question de réduction des coûts et pour attirer le plus de manufacturiers possibles (Mercedes, Audi, Porsche, Ferrari, BMW & Lamborghini).

Il y aura un nouveau champion en DTM, car René Rast, triomphant en 2020, est parti avec Audi ABT en Formule E. Le troisième pilote chez Red Bull Racing, Alex Albon, roulera pour une majeure partie de la campagne chez Red Bull AF Corse, dans la Ferrari 488 GT3 Evo 2020, aux couleurs d’AlphaTauri (la marque de vêtements, pas l’écurie F1…).

La première course de cette édition 2021 eut lieu à Monza. Dans la Course 1, Liam Lawson (Red Bull AF Corse) a été le grand victorieux, devant le Franco-Monégasque Vincent Abril et l’Allemand Maximilian Gotz (Mercedes-AMG HRT). Albon a fini quatrième.

Le lendemain, le Sud-Africain Kelvin Van Der Linde (Audi-Team ABT Sportsline) a battu Nico Muller (Audi-Team Rosberg) et Lucas Auer (Mercedes-AMG Winward).

La prochaine ronde de DTM aura lieu du 23 au 25 juillet prochain, au Laustizring, en Allemagne.


6- Kyle Larson et Hendrick Motorsports sont des bêtes!

Kyle Larson (Crédit photo: NASCAR)

En ce moment, en NASCAR, Kyle Larson et Hendrick Motorsports sont intraitables.

Dimanche, lors du grand retour de la Cup à Nashville (une première sur le superoval depuis 1984), Larson a remporté sa cinquième course de la saison. C’est aussi sa quatrième en cinq épreuves! Il se retrouve deuxième au classement général, à dix points de Denny Hamlin (qui n’a pas encore savouré une victoire en 2021 – et je lui en souhaite une).

Outre Larson, les autres pilotes de Hendrick Motorpsorts participent au grand succès de l’équipe, récemment. Lors du Drydene 400, à Dover, Delaware, en mai dernier, on a assisté à un quadruplé Hendrick! Alex Bowman, dans la voiture #48, a été la grand vainqueur, devant Larson (#5), Chase Elliott (#9) et William Byron (#24). C’est la première écurie à réaliser cet exploit en Cup, depuis Roush Racing, au Ford 400 de 2005.

Présentement, les experts croient que Team Penske a une chance incroyable de voir ses trois pilotes (Ryan Blaney, Joey Logano et Brad Keselowski) se qualifier pour les séries de fin de saison, mais Hendrick Motorsports semble être inarrêtable en ce moment.

Avec Larson qui accumule les victoires, Bowman, Elliott (malgré sa disqualification de dimanche dernier) et Byron qui sont très solides course après course, il y a fort à parier que la lutte pour une place dans les playoffs sera assez intense.


7- Formule E à Puebla + pauvre Wehrlein

Crédit photo: Formule E sur Twitter

Pour la première fois depuis le début de la pandémie de COVID-19, on a assisté à une course au niveau international en Amérique du Nord. Elle a eu lieu à Puebla, au Mexique.

Normalement, la Formule E se déplace à l’Autodrome Hermanos Rodriguez, mais le circuit a été utilisé comme hôpital temporaire pour soigner les patients atteint du coronavirus. Or, la série 100% électrique a opté pour l’Autodrome Miguel E. Abad, près de Puebla.

En fin de semaine, Lucas Di Grassi a profité de la disqualification surprise de Pascal Wehrlein, afin de remporter un premier ePrix en deux ans. En vérité, dans la Course 1, Wehrlein a franchi la ligne d’arrivée en premier, mais a été aussi disqualifié, car Porsche n’a pas déclaré quel train de pneu Wehrlein et André Lotterer allaient utiliser pendant l’épreuve.

Dans le règlement sportif, ça peut être considéré comme un gain d’avantage, donc la décision est justifiable. Cependant, la manière dont les commissaires de la Formule E a traité la situation est une blague. En fait, Porsche n’a pas été mise au courant de la raison pour laquelle Wehrlein fut mis sous enquête. Sur nos écrans de télé, on a remarqué « technical infraction » (infraction technique). On a dû attendre APRÈS la course la vraie raison de la disqualification.

Sur son compte Instagram, Pascal Wehrlein n’a pas été tendre avec la décision des commissaires. Après la farce du manque d’énergie lors du ePrix de Valence I, la Formule E s’est couverte de ridicule. Même le fondateur de la série, Alejandro Agag, était furieux, concernant la confusion en fin de course. Regardant le ePrix à la télé, il a dû expliquer à ses enfants que Wehrlein a perdu la course, qu’il dominait de A à Z, en raison d’une erreur administrative: ne pas déclarer ses pneus.

À la suite de cette décision, Porsche a porté la cause en appel. Nissan e.Dams a aussi été disqualifiée de la Course 1 à Puebla pour la même raison.

Ce n’est pas tout pour le pauvre Wehrlein. Le lendemain, il a perdu un podium pour un usage incorrect de son Fanboost. Selon les commissaires, qui invoquent l’article 37.4 du Règlement sportif de FE, il a « utilisé le Fanboost, alors que la puissance minimum de la voiture (240 kW) n’a pas été atteinte. Il a reçu une pénalité de cinq secondes, permettant à Oliver Rowland (Nissan) de prendre la troisième place.

Edoardo Mortara (Venturi) a remporté la Course 2 à Puebla, menant ainsi le championnat des pilotes avec 72 points.

Ce qui aurait dû être un weekend de première pour Porsche (première victoire en Formule E) s’est transformé en cauchemar.


8- Le grand retour de Marc Marquez

Marc Marquez, entouré de Fabio Quartararo (gauche) et Miguel Oliveira (droite). (Crédit photo: MotoGP)

Quelle joie de revoir Marc Marquez au sommet du podium!

Dimanche dernier, l’Espagnol a remporté le Grand Prix d’Allemagne, au Sachsenring, en MotoGP. C’est sa 11ème victoire sur le circuit de Sachsenring; sa huitième consécutive sur ce tracé dans la grande classe!

À l’instar de Kyle Larson récemment, Marquez a été intraitable sur sa piste de prédilection. Le sextuple champion de MotoGP s’est remis de son accident, lors du Grand Prix d’Espagne, à Jerez, en juillet dernier. Il s’est fracturé l’humérus, ratant le restant de la saison 2020, ainsi que les deux courses au Qatar en 2021.

Cette victoire de Marquez (et de Honda), une première depuis Valence 2019, a inspiré quelques pilotes. Tout d’abord, son coéquipier chez Honda, Pol Espargaro, veut copier les réglages utilisés pendant l’épreuve. En effet, Marquez a été en mesure de s’adapter aux changements de température de la piste, ainsi que la petite averse qui est tombée sur le circuit allemand.

Ensuite, le Français Johann Zarco a dit que la victoire du numéro 93 permettra aux prétendants au titre de rester dans la lutte. De toute façcon, Marquez n’est aucunement impliqué dans la bataille pour succéder à Joan Mir, champion en titre.

Parlant de classement, Fabio Quartararo, qui a fini troisième en Allemagne, accentue son avance comme meneur général en 2021, avec 131 points. Zarco le suit avec 109 points et Jack Miller est troisième avec 100 unités.


9- Modifications au circuit de Yas Marina

Dans le cadre du Grand Prix d’Abu Dhabi 2021, en décembre prochain, le circuit de Yas Marina effectuera des modifications à sa piste, à trois sections:

  • la chicane et l’épingle (virages 5, 6 & 7) seront remplacées par une simple épingle, en plus d’être élargie.
  • les virages 11, 12, 13 et 14 deviendront un tournant avec un banking.
  • l’angle des virages 17 à 20 seront changés pour créer un segment de virages plus rapides que l’ancienne version du circuit.

L’objectif est, évidemment, de créer plus de spectacle au Yas Marina (outre que l’illumination de l’hôtel au coucher du soleil). On veut voir beaucoup de dépassements, ce qui a rendu les dernières courses à Abu Dhabi soporifiques.

Je suis bien content de voir les virages 11 à 14 partir pour de bon. Cette section est une atrocité! Personnellement, je trouve que ça tue l’action, après l’activation de la deuxième zone de DRS. Depuis des années, les fans réclamaient des changements au Yas Marina, malgré l’évolution des voitures, entre 2009 et 2020.

Espérons que les changements apportés permettront d’éviter de perdre 90 minutes de notre temps, un dimanche matin (ou en après-midi, si vous nous lisez en Europe).


10- La F1 devient de plus en plus populaire aux États-Unis

Mardi dernier, ESPN, diffuseur officiel de la Formule 1 aux États-Unis, a annoncé que la diffusion du Grand Prix de France a été vue par 1.056 million de téléspectateurs.

Ce fut la course la plus regardée sur ESPN/ABC, depuis le Grand Prix du Canada 2019, diffusé nationalement sur ABC (1.13 million). ESPN/ABC détiennent les droits de diffusion de la F1 chez nos voisins du sud depuis 2018.

Lors de la dernière édition du GP de France, en 2019, 438 000 téléspectateurs ont été rivés devant leur télévision, malgré le spectacle poche de Paul Ricard. On parle d’une hausse de 119%! En moyenne, cette saison, ESPN a enregistré des côtes d’écoute d’environ 938 000 téléspectateurs, autant sur le 1 que sur ESPN 2 (hausse de 35%, comparé aux sept premières courses en 2020).

Comment expliquer une hausse incroyable des côtes d’écoute aux States?

La première raison: Netflix. Drive to Survive a été un élément majeur dans l’objectif d’attirer plus de nouveaux fans. Mission accomplie, en tout cas.

La deuxième: pas de pauses publicitaires. Lorsque ESPN/ABC a succédé à NBC dans la diffusion de la F1 aux États-Unis, la chaîne a décidé de ne pas opter pour une équipe de diffusion locale. Pourtant, il y a du personnel qualifié pour animer et/ou décrire (*tousse* Bob Varsha). À la place, ils ont opté pour celle de Sky Sports F1 (comme ce que TSN fait). Pour le Grand Prix d’Australie 2018, il y a eu des pauses publicitaires, alors que Sky ne fait pas ça. Cela a enragé les fans américains. Depuis ce temps, aucune course n’est interrompue par de la pub.

Aussi: en temps normal, les Grands Prix en sol nord-américain (Canada, Mexique et Austin) sont retransmis en direct sur ABC, donc sur une échelle plus généralisée au pays de l’Oncle Sam. Un peu ce qui se faisait dans les années 90, quand Radio-Canada diffusait en direct les courses hors-Europe (et RDS rediffusait le tout plus tard).

Le simple fait que ESPN ait été en mesure d’enregistrer une hausse de 1% de ses côtes d’écoute en 2020, malgré l’absence de courses en Amérique du Nord et à des heures matinales, démontre la popularité de la F1 aux États-Unis.

L’arrivée de la Formule 1 à Miami, l’an prochain, promet autant pour ESPN/ABC que pour Liberty Media, qui a tant besoin d’une deuxième course en terres américaines, pour augmenter les parts de marché là-bas,

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