DIX (TES) PENSÉES: la jeunesse et la découverte

Pour cette chronique Dix (tes) pensées, Abdou Sall mise sur le mouvement jeunesse qui règne en IndyCar et sur la découverte de nouvelles séries qu’il a regardées.

Dix (tes) pensées est une chronique inspirée par le 31 Thoughts d’Elliotte Friedman de Sportsnet et de C’est 20 pensées de Frédéric Lord de TVA Sports (#RéférencesSoccer).

Or, j’ai décidé de faire de même pour le sport auto, en commentant ce qui s’est passé dans le merveilleux monde du vroum-vroum.


1- Grand Prix d’Indianapolis

Rinus VeeKay (Crédit photo: IndyCar)

Samedi après-midi, Rinus VeeKay a remporté le Grand Prix d’Indianapolis, disputé sur la portion routière du Indianapolis Motor Speedway. Il a devancé Romain Grosjean et Alex Palou, qui complètent le podium.

VeeKay (van Kalmthout, son vrai nom de famille) a profité des problèmes de trafic de Grosjean, dans les vingt derniers tours, pour dépasser la recrue française. Il s’agit de la première victoire du Néerlandais en IndyCar et c’est le cinquième vainqueur en autant de courses cette saison!

Veekay, 20 ans, a mené 33 tours de cette épreuve et a dépassé Grosjean au 44ème tour des 85. Il s’est arrêté bien avant l’ex-pilote de Formule 1, alors que de la fine pluie s’amenait sur la capitale de l’Indiana.

Quant à Grosjean, il n’a pas à être déçu. Oui, il aurait très bien pu gagner cette course, mais il a eu une conduite impressionnante, alors que c’était sa troisième course en IndyCar! De plus, contrairement à la F1, les drapeaux bleus n’existent pas en Indy. Cela signifie qu’il doit se battre avec les retardataires, comme il l’a fait avec Takuma Sato.

Vendredi, après sa pole position, un journaliste lui a demandé s’il envisageait de rester en IndyCar à long terme. Sa réponse? « Je me cherche déjà une maison aux States. »

On peut dire qu’il aime cette série!


2- Rinus VeeKay: une vedette en devenir

Évidemment, les yeux du monde de la course automobile se sont tournés vers Romain Grosjean, souhaitant voir le Français gagner pour la première fois en IndyCar. Surtout après… son accident, que la NBC nous a montrée les photos (encore une fois… J’en peux plus).

À la place, les amateurs ont découvert le talent d’un jeune Néerlandais, en Rinus VeeKay.

La victoire de Rinus van Kalmthout survient cinq ans après celle de Max Verstappen, lors de ce fameux Grand Prix d’Espagne (que Mercedes veut oublier).

J’ai découvert RVK comme tout le monde l’an dernier, quand il fait ses débuts en IndyCar. Il arrivait de l’Indy Lights, le championnat antichambre de l’IndyCar, où il a terminé deuxième en 2019. À sa première année dans la grosse ligue, VeeKay a obtenu une pole position lors de la première manche du Harvest GP, à Indianapolis, ainsi qu’un podium dans la manche 2 de cette même épreuve (troisième).

Le parcours du Néerlandais de 20 ans est atypique de ce qu’on pourrait retrouver en Europe. Rinus est le fils de Martin van Kalmthout, ancien pilote et champion de Formule Ford. Après avoir gagné des championnats de karting aux niveaux national et international, RVK s’imposa en France en monoplace, en 2016.

VeeKay et sa famille s’envolent aux États-Unis, alors que Rinus dispute le championnat US F2000 en 2017. Il parvint à devenir vice-champion de la série, avec trois victoires en banque. Durant l’entre-saison, il termina troisième du la MRF Challenge Formula 2000, un championnat hivernal tenu en Moyen-Orient.

À son retour aux États-Unis, VeeKay remporta le championnat 2018 de Pro Mazda et reçut un volant en Indy Lights, série dans laquelle il fut vice-champion en 2019. Lui et Oliver Askew furent promu en IndyCar en 2020. Si Askew, champion d’Indy Lights en 2019, ne connut pas une saison de rêve, VeeKay fut nommé Recrue de l’année.

Pour sa deuxième année chez les pros, il est capable de tirer son épingle du jeu. Actuellement, il occupe le sixième rang du championnat, mais je m’attends à le voir dans le top 5, d’ici le mois de septembre.

Et il court malgré une fracture au doigt, subie durant des essais privés sur le Brickyard, il y a quelques semaines.


3- Le mouvement jeunesse en IndyCar

Ça fait près de vingt ans que je regarde l’IndyCar (et la série CART) et je remarque que les jeunes commencent à prendre leurs aises dans cette série.

Après cinq courses cette saison, trois des cinq vainqueurs ont obtenu leur toute première victoire dans cette série: Alex Palou (Chip Ganassi) à Birmingham, Pato O’Ward (Arrow McLaren SP) dans la deuxième course au Texas Motor Speedway et Rinus VeeKay (Ed Carpenter Racing) au GP d’Indianapolis, ce weeekend. C’est la première fois depuis 2013 qu’on voit un tel exploit, avec James Hinchcliffe (St.Petersburg), Takuma Sato (Long Beach) et Tony Kanaan (Indy 500).

Ce qui est intéressant de constater, c’est que quatre des cinq vainqueurs en 2021 ont moins de 25 ans! Palou en a 24; Colton Herta, 21; O’Ward, 22 et VeeKay en a 20. Encore mieux: ces quatre victorieux se retrouvent dans le top 10 du classement des pilotes, actuellement!

J’aime beaucoup cette émergence de jeunes en IndyCar. Ils n’ont pas froid aux yeux! Par exemple, la victoire de Herta dans les rues bosselées de St.Petersburg fut assez dominante! Cela m’a fait penser à son tout premier succès, au Circuit des Amériques, en 2019.  Il avait profité de l’abandon de Will Power pour mener les 15 derniers tours de cette course, sans même flancher!

Évidemment, n’oublions pas Scott McLaughlin, la plus jeune des trois recrues (27 ans). Il compte déjà un podium, inscrit dans la course 1 au Texas (deuxième).

Nous avons, devant nous, le futur de l’IndyCar!


4- Tsunoda et les sacres

Continuons dans le thème de la jeunesse, mais un peu moins joyeux.

Si les jeunes en IndyCar font très bonne impression, c’est un peu l’inverse en Formule 1. Lors du Grand Prix d’Espagne, Yuki Tsunoda est allé un peu loin avec ses sacres.

Alors qu’il a été éliminé en Q1, la recrue japonaise a dit à la radio: « Je n’arrive pas à croire cette (insérer un sacre) de voiture! » Plus tôt, pendant les essais du samedi, il se plaignait, à un point où son ingénieur de piste lui a demandé de se calmer.

Au début de la saison et même dans les catégories juniors, entendre Tsunoda sacrer devenait un meme. Après quatre courses de Formule 1 en 2021, ça devient inquiétant. C’est tout à fait normal de faire des erreurs, mais il faut les assumer et apprendre. Je ne doute pas du talent du petit (je voulais pas me rendre jusqu’à écrire « petit ») Japonais, mais il faut qu’il se calme.

Dans une entrevue avec WTF1, avant la course à Barcelone, il dit que, dans sa voiture, il essaie en vain de ne pas lâcher de jurons. Mission failed, we’ll get em next time.

Je crois que l’équipe de communication d’AlphaTauri aura besoin de lui donner des cours de diplomatie, surtout après ses propos où il laissait entrevoir une différence de réglages favorisant Pierre Gasly


5- Les « fils de… » en action: Alesi et Trulli

Giuliano Alesi et son père, Jean

Ce weekend, il y avait deux fils d’anciens pilotes de Formule 1 en action.

Tout d’abord, Giuliano Alesi, fils de Jean, a remporté la course de Super Formula sur le circuit d’Autopolis, au Japon. Alesi partait en pole position, en plein déluge. Il n’a jamais été inquiété, bien que la course fut arrêtée en raison des conditions météorologiques qui empiraient. C’est le premier triomphe de Giuliano en Super Formula, lui qui s’est joint à ce championnat cette année.

Ensuite, Enzo Trulli (fils de Jarno) disputait la deuxième manche de l’EuroFormula Open, championnat junior, à Paul-Ricard. Dans la course 1, Trulli termina septième et, dans les courses 2 et 3, a fini cinquième. Après deux rondes, le fils du vainqueur du Grand Prix de Monaco 2004 occupe le sixième rang au classement de cette série.


6- À la découverte de la BTCC

Au lendemain du Grand Prix d’Espagne, j’ai regardé la première manche de la British Touring Car Championship (BTCC).

C’est une série très populaire en Grande-Bretagne, où les voitures de touring, impliquant des Honda Civic Type R, des Ford Focus, des Toyota Corolla et j’en passe. Elle existe depuis 1958, faisant de ce championnat l’un des plus vieux encore en activité (seules la Formule 1 et la NASCAR sont plus vieilles que la BTCC).

Le format d’un weekend de course est le suivant: il y a trois courses, toutes disputées le dimanche, au même nombre de tours. Le top 15 marque des points, selon le système suivant: 20-17-15-13-11-10-9-8-7-6-5-4-3-2-1. Si la séance de qualifications détermine la grille de départ de la Course 1, la grille de la Course 2 dépend uniquement du résultat de la manche précédente. La ronde 3 du dimanche est formée avec une grille inversée, en fonction d’un tirage entre les postions 6 à 12.

De plus, les 10 voitures étant les mieux classées au championnat reçoivent un lest (poids supplémentaires) de 75 kg maximum. Le poids est réparti selon le classement suivant:

1er: 75kg
2e: 66kg
3e: 57kg
4e: 48kg
5e: 39kg
6e: 33kg
7e: 27kg
8e: 21kg
9e: 15kg
10e: 9kg

Nicolas Hamilton, le frère de Lewis, participe à la BTCC dans une CUPRA Leon

Je connais évidemment Nicolas Hamilton et Tom Chilton, car ils sont les frères de Lewis et de Max (qui devait être présent à Indy, mais a dû déclarer forfait, en raison de problèmes logistiques), mais aussi Jason Plato. Le Britannique de 53 ans est un double champion de BTC (2001 et 2010) et compte 97 victoires dans cette série (un record). Plato revient d’une année sabbatique, afin d’atteindre le plateau incroyable des 100 victoires en BTCC. Aussi, j’ai commencé à suivre Plato sur les réseaux sociaux. C’est une vraie source d’énergie positive!

Jason Plato, double champion de BTCC, revient dans la série après une année sabbatique en 2020.

Outre les Plato, Hamilton et Chilton, il y a Ashley Sutton, le champion en titre de la série (et aussi double champion) et Colin Turkington, quadruple champion, qui sont à surveiller.

Lors de la première ronde à Thruxton, Jake Hill a inscrit un tour du chapeau de troisièmes places et, ainsi, mène le championnat, alors que Josh Cook a remporté les courses 1 et 2. La prochaine épreuve aura lieu à Snetterton, les 12 et 13 juin prochains.

Malheureusement, les courses sont diffusées exclusivement sur ITV4, donc il faut faire de la magie pour pouvoir regarder les courses au complet (ou bien regarder ça sur YouTube, via des chaînes bizarres).

Malgré tout, c’est une très bonne série à découvrir.


7- Début des essais privés en W Series

La deuxième saison de la W Series, le championnat 100% féminin, prendra son envol bientôt. En attendant, des essais privés ont lieu cette semaine, sur le magnifique circuit d’Anglesey, aux Pays de Galles (et je manque de superlatifs pour le décrire).

La série revient après une année sabbatique, marquée par l’annulation de la saison 2020 en raison de la COVID-19. Or, Jamie Chadwick défendra son titre, acquis en 2019, contre Beitske Visser, son adversaire la plus proche.

Dix-huit pilotes, incluant Chadwick et Visser, feront partie de l’édition 2021 de la W Series:

  • Jamie Chadwick (Grande-Bretagne)
  • Beitske Visser (Pays-Bas)
  • Alice Powell (Grande-Bretagne)
  • Marta García (Espagne)
  • Emma Kimiläinen (Finlande)
  • Fabienne Wohlwend (Liechtenstein)
  • Miki Koyama (Japan)
  • Sarah Moore (Grande-Bretagne)
  • Vicky Piria (Italie)
  • Tasmin Pepper (Afrique du Sud)
  • Jessica Hawkins (Grande-Bretagne)
  • Sabré Cook (États-Unis)
  • Ayla Ågren (Norvège)
  • Abbie Eaton (Grande-Bretagne)
  • Belén García (Espagne)
  • Nerea Martí (Espagne)
  • Irina Sidorkova (Russie)
  • Bruna Tomaselli (Brésil)

Cette année, la W Series servira de courses de soutien à huit Grands Prix de Formule 1, dont la saison débutera maintenant avec le programme double en Autriche (27 juin et 4 juillet). En plus, la série se transportera en Amérique du Nord, durant les GP des États-Unis et du Mexique. À l’origine, la W Series devait être présente dans ces deux courses en 2020.

J’ai bien hâte de renouer avec ce championnat, car j’avais été agréablement impressionné par le niveau de pilotage lors de la saison 1. D’ailleurs, les courses de 2019 sont disponibles sur la chaîne YouTube de la série.


8- Grand Prix de France en MotoGP

Dimanche matin, je me suis réveillé pour regarder le Grand Prix moto de France, disputé sur la configuration Bugatti du circuit de la Sarthe, au Mans. Ce fut un weekend impressionnant pour les sportifs français. Romain Grosjean et Giuliano Alesi ont obtenu la pole position sur 4 roues; Fabio Quartararo, sur 2… et à la maison en plus!

J’ai manqué les premiers tours de l’épreuve de moto, mais ce fut le chaos total! Il y a eu un déluge, je vois que les deux pilotes de Suzuki, Alex Rins et le champion en titre, Joan Mir, ont chuté, que Marc Marquez, parti sixième, menait la course avant de chuter deux fois et que Jack Miller et Quartararo ont reçu des pénalités reliées à des incidents dans la ligne des puits.

C’est Miller (Ducati) qui a gagné, devant les Français Johann Zarco (Pramac) et Fabio Quartararo (Yamaha). C’est une deuxième victoire consécutive pour Miller, car il avait remporté le Grand Prix d’Espagne à Jerez, il y a deux semaines. Pour l’Australien, c’est une troisième victoire dans la première division de moto.

Au classement des pilotes, Quartararo mène le championnat avec 80 point, soit un de plus que Francesco « Pecco » Bagnaia (Ducati). Johann Zarco complète le top 3 avec 68.

La prochaine épreuve de MotoGP aura lieu à Mugello, un circuit désormais connu en F1, dans le cadre du Grand Prix d’Italie. Si Ferrari a son Monza (et Imola, mettons), Ducati et Valentino Rossi a Mugello comme course à domicile.


9- Des légendes dans F1 2021

Je voulais donner mon impression sur le changement de calendrier, mais je garderai ça pour le podcast de cette semaine.

Codemasters, désormais une division de EA, a dévoilé les sept pilotes qui seront présents dans la version Deluxe de F1 2021.

Les joueurs pourront recruter Michael Schumacher, David Coulthard, Jenson Button, Felipe Massa, Ayrton Senna, Alain Prost et Nico Rosberg dans le mode de jeu MY TEAM (« MON ÉQUIPE »).

Cela permettra aux joueurs d’offrir le retour de rivalité entre Rosberg et Lewis Hamilton ou bien offrir ENFIN un titre à Felipe Massa sans avoir Timo Glock dans les parages!

Le jeu sortira le 16 juillet prochain sur les nouvelles consoles (PS5 & Xbox Series X) et les anciennes (PS4 et Xbox One), ainsi que sur PC. En précommandant l’opus 2021, vous obtiendrez 18 000 Pitcoins (la monnaie virtuelle du jeu) et quelques items en lien avec les personnages fictifs du Mode Histoire Braking Point.


10- C’est pour quand un Américain en F1?

Alexander Rossi: dernier Américain à avoir piloté une F1 durant un Grand Prix.

Finalement, je conclus cette chronique avec un excellent texte rédigé par Will Buxton, sur le site de la Formule 1.

Avec la présence de la F1 à Austin et à Miami en 2022, de Haas sur la grille et la popularité grandissante du sport grâce à Drive To Survive, les États-Unis semblent de plus en plus revenir dans le spectre du sport motorisé par excellence. Cependant, il manque la cerise sur le sundae: un pilote américain.

La catégorie reine du sport automobile n’a pas eu d’Américains depuis que Alexander Rossi a fini douzième, lors de ce Grand Prix fou des États-Unis 2015, dans une Marussia-Manor.

C’est fou de penser que Mario Andretti est encore le dernier vainqueur états-unien en Formule 1 et que ça remonte à 1978! Plusieurs se sont essayé comme Michael Andretti, Eddie Cheever et, encore moins, Scott Speed.

Le problème soulevé par Buxton est que les jeunes aspirants américains ont deux choix de progression: faire le « Road to Indy » ou bien passer par l’échelle européenne de la F4 vers la F2.

Le Road to Indy est une échelle américaine comportant l’USF2000 (championnat dans lequel participe le Québécois Thomas Nepveu), l’indy Pro 2000 et l’Indy Lights. Ça mène vers l’IndyCar, qui donne un maximum de 40 points dans la Superlicence de la FIA, au même niveau que la Formule 2 ou bien le championnat du monde d’endurance (WEC).

Pour accéder aux championnats européens, il faut que l’enfant américain prenne une décision rapide, en plus d’avoir les fonds nécessaires pour participer aux épreuves de karting, pour commencer…

Or, Buxton constate que les compagnies américaines veut commanditer quelqu’un qui est fier de son pays (‘Merica… complétez la chanson) et qui le représente bien à l’extérieur des States.

Bref, il faut gagner pour être vu.

Alex Rossi et Conor Daly sont ceux que j’ai vus tenter leur chance en Europe, mais sans grand succès, malheureusement. Il a fallu un retour au pays et une victoire à la 100ème édition du Indy 500 pour Rossi, afin de devenir une vedette. Mais le parcours a été long.

Présentement, il y a Logan Sargeant qui fait bien. Le natif de Boca Raton, FL. a terminé troisième du championnat de Formule 3 en 2020 et, lors du rendez-vous de Barcelone, pendant le GP d’Espagne, a offert de belles performances avec Charouz.

Dans les autres catégories européennes, on retrouve Jak Crawford, âgé de 16 ans, qui combine F3 et Euroformula Open cette année. Le pilote, appartenant à Red Bull, a gagné deux des trois courses du meeting de l’EF Open à Paul-Ricard, ce weekend. En 2020, Crawford a terminé vice-champion de la formule 4 allemande, à deux points de Jonny Edgar, lui aussi en F3 cette année.

L’avenir semble prometteur pour Sargeant, Crawford et Cameron Das (meneur au championnat d’EuroFormula Open).

Il y a eu beaucoup de discussions, concernant la présence d’un pilote IndyCar en F1, après la victoire de Colton Herta à St.Pete. Mario Andretti voit bien le fils de Bryan Herta en F1. Le champion du monde de 1978 avait dit que « si le jeune russe était capable de se forger un chemin vers la F1 (il parlait certainement pas de Daniil Kvyat ou de Sergey Sirotkin), un jeune qui gagne en IndyCar pourrait bien faire de même. » Sauf que ce n’est plus comme avant. Ça ne m’intéresse pas de voir un Colton Herta, dominant quand il gagne avec Andretti, se battre pour sortir de la Q1 avec une voiture de fonde de peloton?

J’ai assez souffert en voyant Cristiano Da Matta en arracher avec Toyota en 2003 et en 2004.

On pourrait citer des pilotes comme Juan Pablo Montoya ou Jacques Villeneuve, qui ont gagné le championnat nord-américain avant d’aller en F1, mais ces deux-là avaient de l’expérience dans d’autres catégories, avant l’Indy. Montoya était super bon en F3000 (l’ancêtre de la Formule 2), en plus d’appartenir déjà à Williams, et Villeneuve est allé au Japon et en Italie pour parfaire sa conduite.

Si on veut voir un Américain en F1, il faudra qu’il soit assez bon pour s’y rendre, en plus d’avoir l’argent nécessaire. Ce n’est pas facile, grimper l’échelle de la course automobile.

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