Dix (tes) pensées: édition du 29 mars 2018

Après le 31 Thoughts d’Elliotte Friedman (Sportsnet), C’est 20 pensées de Frédéric Lord (TVA Sports) et le nouveau 10 Thoughts du formula1.com, voici Dix (tes) pensées d’Abdou Sall pour Le Bulletin F1. Il s’agit de dix opinions sur dix nouvelles, au cours de la dernière semaine. Ce billet hebdomadaire paraîtra à tous les mercredis (sauf pour cette semaine).

Au menu dans Dix (tes) pensées: il est beaucoup question de  médias (plus de télévision), du Grand Prix du Canada et de Nico Hulkenberg encore en colère contre quelque chose. Bonne lecture!

AVERTISSEMENT: certains jeux de mots (parfois pourris), »memes » et GIFS affichés dans ce texte sont ceux de l’auteur et ne reflètent (probablement) pas ceux du Bulletin F1.

1- nico hulkenberg et les grid girls

Hulkenberg: « F1 without grid girls is like Tom without Jerry. » Moi:

Visiblement, Nico Hulkenberg ne digère toujours pas le remplacement des grid girls par des enfants. Dans sa chronique dans le journal allemand Bild am Sonntag, l’Allemand compare cette décision à « Tom sans Jerry ».

Outre sa frustration (toujours présente), j’ai un gros problème avec son billet: sa référence avec Tom et Jerry est tellement mauvaise! Pour ceux qui ont regardé –comme moi– le dessin animé savent que les deux protagonistes se complètent. Ils sont définitivement essentiels à l’émission. De plus, la F1 peut très bien se passer des grid girls.

J’ai une suggestion de citation pour lui. Laquelle? La fameuse phrase du chroniqueur financier, Pierre-Yves McSween: « En as-tu vraiment besoin? »

2- Nouveaux graphiques en f1

Vous le savez déjà: la Formule 1 possède un nouveau logo depuis la fin du (soporifique) Grand Prix d’Abu Dhabi 2017. Lors des essais du vendredi du Grand Prix d’Australie, nous avons vu la nouvelle infographie. Personnellement, je la trouve meilleure que celle qu’on avait de 2015 à 2017. Certes, la taille de la police est à agrandir, mais on a plus d’informations que la dernière interface.

Apparemment, nous étions supposés d’avoir des segments de diffusion sponsorisés pendant la course. Par exemple, l’arrêt aux puits parfait Pirelli, le déploiement de DRS DHL… Selon l’internaute gt-racer sur racefans.net, l’idée fut rejetée en raison de commentaires négatifs

Crédit photo: Inside FOM, Twitter

Peut-être qu’un jour, cette chronique sera commanditée par le Bordel Comédie Club (ceux qui me connaissent savent la référence. Pour le reste, allez fouiller sur les Internets).

3- Le Grand prix heineken du canada

« Heineken. Heineken everywhere. » -Abdou ‘Buzz Lightyear’ Sall

Cette nouvelle est carrément passée sous le radar. Le Grand Prix du Canada détient désormais un nouveau commanditaire. À mon grand malheur, il s’agit d’Heineken. La marque de bière populaire devient le cinquième sponsor de l’épreuve canadienne, depuis que la Formule 1 est au pays.

En effet, c’est le premier partenariat depuis Air Canada, de 1999 à 2003. Finalement, le groupe de course Octane pourra compter sur un appui de taille, en Heineken. Cependant, je trouve que c’est par défaut. Depuis justement le Grand Prix du Canada 2016, la marque de bière hollandaise est un commanditaire officiel de la F1. Cela a peut-être facilité les démarches de négociations. Les Grands Prix de Singapour (Singapore Airlines) et de la Russie (VTB) sont les seuls à être sponsorisés par des marques nationales.

Je m’attendais à ce qu’une compagnie canadienne, voire québécoise, parraine notre bel événement, mais au moins, les soucis de partenariat sont réglés. Heureusement, Patron Tequila ne s’est pas associé avec Heineken

4- le film sur alain prost

Un long métrage sur la vie du quadruple champion du monde, Alain Prost, devait sortir au mois de mai.  Oubliez ça… pour le moment. Alors qu’on pensait que le projet était mort, il existe encore une lueur d’espoir pour que tout soit prêt ultérieurement. Le tournage du film était prévu à Magny-Cours, au cours de l’été 2017, mais il a été annulé, faute d’investissements. De plus, il faut des vraies F1, mais ça coûte cher!

Outre les problèmes financiers, il existait un imbroglio concernant Prost lui-même. Ce dernier, réputé pour être méticuleux, veut que le film soit une réponse à Senna, le documentaire par excellence d’Asif Kapadia. Le docu n’était pas très tendre à l’endroit du Professeur

Bref, le film pourrait bien entreprendre le tournage lorsque tout sera réglé. Imaginez le duel Senna-Prost, du point de vue du Français!

5- Les ratés d’espn

Il n’y a pas seulement que les mécaniciens de Haas qui ont eu des ennuis, en fin de semaine. ESPN, (ancien) nouveau diffuseur officiel de la Formule 1 aux États-Unis, a été victime de problèmes avec la retransmission.

Tout d’abord, la chaîne américaine utilise la couverture de Sky Sports F1, leur équivalent britannique, au lieu d’avoir leur propre équipe de diffusion. Ensuite, le duo de Sky, composé de David Croft et de Martin Brundle, décrivent et analysent les courses sans pause publicitaire. Ce n’est pas le cas d’ESPN (et de TSN, depuis des années). Si jamais les téléspectateurs américains manquent une action importante, il n’y a pas de retours en arrière.

Dimanche, les amateurs ont manqué les vingt premières minutes de l’émission d’avant-course, dû à des problèmes techniques. Cela a valu des excuses par communiqué de presse de la part du canal sportif. Ayoye! Sans aucune surprise, les amateurs n’ont pas apprécié leur expérience télévisuelle aux petites heures du matin.

Je comprends qu’avec les récentes compressions budgétaires, ESPN est allé avec l’option la plus facile en terme de diffusion, mais il aurait quand même fallu un panel d’experts en studio pour l’avant-course. Au moins avoir une saveur locale, pour un réseau qui avait une excellente couverture des épreuves grâce à ESPN SpeedWorld (1979-2006). Au pire, comme F1 Broadcating le suggère, demandez à Simon Lazenby (animateur de l’avant-course sur Sky Sports) de résumer ce qui s’est passé pendant la pause, autant pour ESPN que pour TSN. À suivre.

6- Les voitures 2018 sont plus rapides que celles de 2017

Ça me semble évident, non? Lors de la séance de qualifications du samedi, neuf des dix équipes ont amélioré leurs chronos généraux, comparé à ceux de l’an dernier. Celle qui peut se targuer d’avoir avancé est Renault. L’écurie française était 1.9 secondes plus rapide qu’en 2017, devant McLaren (-1.828 secondes).

La seule équipe plus lente est Toro Rosso, avec 0.045 secondes d’écart sur les chronos du Grand Prix d’Australie 2017. La raison est aussi évidente que 2+2=4-1=3: le passage de Renault à Honda. C’est sûr que la performance  a pris un coup.

J’oubliais: Pierre Gasly et Brendon Hartley ont commis des erreurs dans leur tour lancé. Ça n’a pas plus aidé. On s’entend que ce n’est pas représentatif de ce que la STR13 peut offrir.

Le bulletin de notes des pilotes, lors du Grand Prix d’Australie, c’est ici.

7- LE SEGMENT PADDOCK PASS SUR YOUTUBE

Ceci est une nouveauté sur le compte YouTube officiel de la Formule 1: l’émission Paddock Pass, animée par le très sympathique Will Buxton (si vous ne suivez pas Will sur les Internets, allez le faire maintenant). Il s’agit d’un show où on traite des dernières nouvelles et rumeurs dans l’univers du sport, à l’occurrence de deux épisodes par Grands Prix (les jeudis et les dimanches).

Si c’est nouveau globalement, le concept de Paddock Pass a vu le jour sur NBC en 2014 (si je me souviens bien). M. Buxton travaille maintenant pour la Formula One Management (FOM) et a donc décidé d’importer l’émission.

Si vous n’avez pas vu les deux épisodes, je vous fais un cadeau ici:

8- motorsport prime

Mardi matin, Fernando Alonso a joué au Père Nowel Noël. Il nous a offert un code promo pour nous abonner gratuitement à Motorsport Prime, le service premium du magazine Motorsport.

En inscrivant le code ALONSO2018 lors de l’inscription, vous avez trois mois d’abonnement au Prime. Il y a du très bon contenu pour tous les goûts. Comme le disait si bien l’ex-joueur du Canadien, Stéphane Richer: « Il n’y a pas que la F1 dans la vie. » *insérer un visage de troll*

C’est une belle initiative de la part de Nando, mais il ne faut pas oublier que son boss chez McLaren, Zak Brown, est le président non exécutif du Groupe Motorsport. Depuis 2016, Motorsport Network a acheté plusieurs médias, dont Autosport, F1 Racing et GPUpdate.net. C’est désormais la plus grosse firme journalistique consacrée à la course automobile.

Je dois saluer le tweet de Keith Collantine, fondateur du site indépendant (et 100% gratuit) racefans.net (anciennement f1fanatic.co.uk), qui a plogué son site en réponse au cadeau d’Alonso. Comme on le dit, en langage 2018: hashtag « shots fired »!

9- F1 et Netflix

Dès 2019, Netflix diffusera une série de dix épisodes sur les coulisses de la Formule 1. Enfin, nous pourrons voir ce qui se passe dans l’univers général de la catégorie reine du sport!

Un des producteurs du documentaire est James Gay Rees, un des membres derrière le succès de Senna. Il semblerait que la série va s’inspirer de Grand Prix Driver, la télé-réalité de McLaren sur Amazon Prime Video.

Nous ne sommes qu’au mois de mars 2018 et j’ai déjà hâte à 2019! De la F1 sur Netflix (outre le film Williams), ce sera idéal après un épisode assez dark de Riverdale.

10- Juan Pablo Montoya et la triple couronne

Quand tout le monde parle d’Alonso comme potentiel détenteur de la Triple couronne, mais oublie que tu es encore en activité…

Fernando Alonso n’est plus le seul pilote à obtenir la Triple couronne (remporter le Grand Prix de Monaco, les 500 Miles d’Indianapolis et les 24 Heures du Mans). Le Colombien Juan Pablo Montoya prendra part aux 24 Heures du Mans, cet été.

Montoya a signé avec United Autosports, propriété de… Zak Brown (il est partout)! C’est aussi la même équipe avec laquelle Fernando Alonso a participé aux 24 Heures de Daytona, en janvier dernier. Tout comme son ancien collègue en Formule 1, le Colombien aura pris part aux trois courses légendaires.

Le double champion du Indy 500, déjà impliqué en endurance avec Acura Team Penske en Amérique du Nord depuis cette année, a testé la Porsche 919 Hybrid LMP1 en 2015.

Cependant, il y a un problème: United Autosports est une écurie LMP2, qui est la deuxième division de la catégorie Prototype. Alonso, quant à lui, est en LMPJuan (je m’excuse) avec Toyota. Or, les chances que Montoya remporte le classique au classement général sont beaucoup moins fortes que celles de Nando. La seule possibilité serait que TOUTES les LMP1 abandonnent et que l’équipage de JPM soit premier en LMP2.

Le seul pilote à avoir réussi l’exploit de la Triple couronne est Graham Hill. De tous les pilotes encore actifs, seul Juan Pablo est proche de rejoindre Hill. J’aurais aimé qu’il soit avec Porsche, mais il est désormais trop tard.

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