AVANT-COURSE RUSSIE 2021: tout ce que vous devez savoir

La Formule 1 reprend ses activités avec le Grand Prix de Russie, cette fin de semaine. Outre la reprise du duel entre Lewis Hamilton et Max Verstappen, on surveillera la pluie à Sotchi, le nouveau moteur de Ferrari et bien d’autres choses. Voici ce que vous devez savoir sur l’épreuve russe.

Mazepin à la maison, mais avec un drapeau différent

Fort d’un renouvellement de contrat avec Haas pour 2022 (quelle suprise, n’est-ce pas?), Nikita Mazepin disputera un premier Grand Prix de Formule 1 en Russie. Cependant, la recrue ne pourra rouler avec la nationalité russe.

En vertu des sanctions imposées à la Russie, suite au gros scandale de dopage institutionnel entre 2011 et 2015, les athlètes aucunement touchés par cette tricherie nationale ne pourront représenter le pays dans les compétitions internationales. Or, comme la FIA est un membre signataire de l’Agence mondiale d’antidopage, les pénalités s’appliquent en course automobile.

Depuis son entrée (controversée) en Formule 1, Nikita Mazepin a participé aux courses sans drapeau russe. Dans les inscriptions officielles, on retrouve « RAF », acronyme de la Fédération automobile russe (fédé pour laquelle Mazepin détient une licence nationale).

Toujours selon les sanctions de l’Agence mondiale antidopage (AMA), l’athlète ne peut utiliser des symboles représentant la Russie. Normalement, le pays hôte des Jeux olympiques d’hiver à Sotchi en 2014 ne peut accueillir des événements internationaux, durant la punition. Sauf que le Grand Prix de Russie est exempté de ce point, car un contrat existe avec la Formule 1 jusqu’en 2025.

La sanction s’applique aussi pour Daniil Kvyat, actuellement pilote de réserve chez Alpine. S’il devait remplacer Fernando Alonso ou Esteban Ocon autant en Russie que pour le restant de la saison, il ne pourrait rouler sous le drapeau russe.

En décembre 2019, nous avions écrit un texte sur les impacts possibles de la sanction globale de l’Agence mondiale antidopage en F1. Certains points ont changé, entre temps.


Mercedes toujours invaincue en Russie

Crédit photo: Antonin Vincent/DPPI

L’écurie Mercedes arrive en Russie avec une fiche parfaite autant à Sotchi qu’en Russie, en général.

Les Flèches d’argent ont remporté toutes les courses sur le tracé entourant le Parc olympique de Sotchi depuis 2014. Lewis Hamilton a gagné à quatre reprises l’épreuve, alors que Valtteri Bottas a savouré son premier triomphe en F1 en 2017, en plus d’avoir remporté l’édition 2020. Aussi, Mercedes fut déclarée vainqueure en 1913 et en 1914, lorsque Georgy Suvorin et Willy Scholl ont été victorieux à Saint-Pétersbourg.

Avec la pénalité de trois places imposée à Max Verstappen pour l’incident du Grand Prix d’Italie, l’occasion est bonne pour Hamilton de réduire l’écart qui le sépare du Néerlandais, au championnat des pilotes (5 points de retard).

Pour Valtteri Bottas, il souhaite continuer son beau weekend à Monza, en plus de ses succès à Sotchi (2 victoires et 5 podiums). Sa forme actuelle sur le tracé au bord de la Mer noire est nécessaire pour Mercedes, qui veut consolider son avance au championnat des constructeurs contre Red Bull.


Raïkkönen est de retour!

Kimi Raïkkönen fera un retour tant attendu (ok, pas vraiment attendu) en piste! Le Finlandais a manqué les Grands Prix des Pays-Bas et d’Italie, en raison d’un test positif à la COVID-19.

Durant son absence, Robert Kubica a pris le relais chez Alfa Romeo. Le Polonais a terminé respectivement 15e et 14e. En conférence de presse, ce jeudi, Raïkkönen a rassuré tout le monde en disant qu’il se « porte bien ».

On est contents de te retrouver, Kimi!


Nouveau moteur pour Charles Leclerc

Au cours de la semaine, Ferrari a annoncé qu’elle installera un nouveau moteur dans la monoplace de Charles Leclerc. Comme il s’agit d’un quatrième groupe propulseur cette saison, le Monégasque partira donc en fond de grille pour la course de dimanche.

Ce moteur nouvellement vitaminé sera, ensuite, utilisé dans la voiture de Carlos Sainz un peu plus tard dans la saison. Ayant souffert du manque de puissance lors du Grand Prix d’Italie, il y a deux semaines, Leclerc pense qu’il s’agit d’un « pas dans la bonne direction. »

La Scuderia Ferrari occupe le quatrième rang au championnat des constructeurs et doit essuyer un doublé McLaren, lors de l’épreuve à Monza.

« S’il pleut, j’espère que cela jouera à notre avantage, a dit Leclerc. (Sotchi) est une piste où on peut dépasser. »


De la pluie à Sotchi?

Normalement ensoleillé, le Sochi Autordrome pourrait voir son Grand Prix de Russie être disputé sous la pluie.

En effet, les métérologues prévoient des averses pour la journée de vendredi et de la forte pluie pour samedi, jour de qualifications. Pour le Grand Prix, dimanche, les conditions météo sont bonnes pour une course sur piste sèche.

Pendant les derniers jours, de grosses averses sont tombées dans la région de Sotchi, causant des petites inondations à certaines parties du circuit.

La température ambiante devrait atteindre les 20 degrés Celsius. Pourtant, à presque pareille date l’an dernier, il faisait 30 degrés Celsius dans la station balnéaire russe!


Prendre ou ne pas prendre sa pénalité (de moteur)? Là est la question…

Déjà pénalisé de trois places pour l’incident du Grand Prix d’Italie avec Lewis Hamilton, Max Verstappen pourrait aussi opter pour recevoir une pénalité de grille.

En effet, Verstappen et Red Bull envisageraient de changer de moteur, leur quatrième de la saison. Cependant, la décision ne viendrait pas rapidement. Comme mentionné dans le point précédent, il y aura de la pluie samedi, jour de qualifications. Or, s’il parvenait à se qualifier premier sous des conditions pluvieuses (qu’il adore), il pourrait partir quatrième et profiter de l’aspiration vers le virage 2, point névralgique pour un dépassement.

En 2018, Verstappen reçut une pénalité de 43 places (bruh!), mais parvint à terminer cinquième. Lors de l’édition 2019, son ancien coéquipier, Alex Albon, avait fini à cette même position, mais en partant de la ligne des puits.

Son équipier actuel, Sergio Perez, a déjà eu sa pénalité de grille, dû à un changement de moteur pendant le Grand Prix des Pays-Bas. En Italie, Valtteri Bottas reçut le même sort. Pour ce qui est de Lewis Hamilton, Mercedes n’a aucune intention de lui faire subir le même sort.


Le circuit

Du long de ses 5,853 km, le Sochi Autodrom est le quatrième circuit le plus long du championnat, derrière Spa (7,004 km), Bakou (6.003 km) et Silverstone (5,891 km). La piste passe autour de quelques installations olympiques, utilisées pour les Jeux d’hiver 2014.

Le circuit, relativement très plat, est un mélange de longues lignes droites et de virages à vitesse moyenne. Avec la largesse de la piste, les opportunités de dépassements sont élevées (même si le spectacle n’est pas très souvent au rendez-vous). Il faudra surveiller surtout le virage deux, une chicane, propice à des collisions au départ, comme on en a vu en 2016. Carlos Sainz souhaite ne pas taper le mur de la zone de dégagement de cet endroit, une deuxième année de suite. Espérons aussi que Nikita Mazepin ne fera pas la même erreur commise en Formule 2, en 2019.

Comme toutes les autres pistes architecturées par Hermann Tilke, celle de Sotchi comporte un virage emblématique: le 3. Le virage gaucher, long de 789 mètres, représente un défi pour les voitures. En effet, entreprise à pleine vitesse, un bolide encaisse une charge latérale allant jusqu’à 2800 kg, le tout en dix secondes! En 2018, Charles Leclerc, au volant d’une Alfa Romeo Sauber, dépassa Kevin Magnussen par l’extérieur. Lewis Hamilton fit de même aux dépens de Sebastian Vettel, en 2018.

Souvent considéré comme un Valence 2.0 en raison du peu d’actions en piste, Sotchi figure parmi les circuits préférés des pilotes, en raison de la fluidité de la conduite dans l’Autodrome.

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