AVANT-COURSE PAYS-BAS 2021: tout ce que vous devez savoir

Pour la première fois depuis 1985, la Formule 1 dispute une course de Championnat du monde aux Pays-Bas. Avec la présence de Max Verstappen en piste, le circuit de Zandvoort sera orangé dans les tribunes. Voici ce que vous devez savoir du Grand Prix des Pays-Bas.

36 ans plus tard…

Grand Prix des Pays-Bas 1985

Les Pays-Bas et Zandvoort recevront un Grand Prix pour la première fois depuis 1985. Normalement, les pilotes devaient être présents en 2020, mais la course fut annulée, en raison des mesures sanitaires reliées à la COVID-19.

Lors de la dernière édition du Grand Prix néerlandais, Niki Lauda avait remporté cette épreuve, ce qui fut sa 25e et dernière victoire en Formule 1. L’Autrichien battit son coéquipier chez McLaren, Alain Prost, par deux dixièmes de secondes. Ayrton Senna (Lotus) compléta le podium. Nelson Piquet, qui s’élançait de la pole position, termina huitième après avoir calé sa Brabham au départ.

Ce fut la dernière course en Formule 1 de Stefan Bellof. Le jeune Allemand trouva la mort, lors des 1000 km de Spa, en endurance, la semaine suivante.

Le GP des Pays-Bas a été présent au calendrier du Championnat du monde de la F1 entre 1952 et 1985, à l’exception de 1956 et 1957. Elles ont toutes eu lieu à Zandvoort. C’est aussi là-bas où trois courses furent disputées un lundi (1958, 1960 et 1961), car ce fut jour férié (Whit Monday) au pays.

Jim Clark est celui qui compte le plus grand nombre de victoires à Zandvoort, avec 4 triomphes.

Visionnez les faits saillants du Grand Prix des Pays-Bas 1985.


Course à domicile pour Verstappen

Max Verstappen arrive aux Pays-Bas avec trois intentions: remporter son Grand Prix à domicile, reprendre les commandes du championnat des pilotes et faire plaisir à la foule.

Après avoir été déclaré vainqueur de cette farce que fut le Grand Prix de Belgique, dimanche dernier, son écart derrière Lewis Hamilton est maintenant de trois points. Le Néerlandais a une chance de se battre pour le titre contre le septuple champion du monde et il a l’occasion de le faire devant ses inconditionnels.

Ayant tout le soutien des Néerlandais, Hamilton s’attend à recevoir des huées de la foule, lui qui cherche à remporter sa 100e victoire en F1. Concernant les huées, Verstappen ne demandera pas à ses partisans diminuer cela. « Je ne vois pas un club de soccer prendre le micro pour implorer ses fans de ne pas huer leurs adversaires, a-t-il dit en conférence de presse, jeudi. »

Les organisateurs du Grand Prix des Pays-Bas, avec la participation de l’ancien pilote Jan Lammers, va profiter de la vague orange pour accueillir le plus de spectateurs par jour à Zandvoort. Cette année, 67% des amateurs (70 000 sur 105 000) seront présents au circuit.


Zandvoort: un circuit bien connu

Le circuit de Zandvoort n’a pas reçu la Formule 1 en 36 ans, mais les pilotes connaissent bien ce tracé. En effet, à l’exception de Yuki Tsunoda, Kimi Raïkkönen, Fernando Alonso et Pierre Gasly*, le plateau a roulé sur la piste située pas loin de la Mer du Nord.

Max Verstappen a remporté les Masters de Zandvoort, une épreuve hors-championnat de F3, en 2014. Même chose pour Lewis Hamilton, en 2005. Valtteri Bottas a gagné les Masters à deux reprises en 2009 et en 2010. Il fut le premier pilote à remporter cet événement de manière consécutive.

Chez les autres pilotes, Lando Norris avait triomphé dans le championnat européen de F3, gagnant deux des trois courses du weekend à Zandvoort, en 2017 (année de son titre de champion de la série). Lance Stroll fut victorieux en 2016. À l’instar de Norris, le Québécois s’est dirigé vers l’acquisition du titre la même saison.

Si plusieurs ont roulé en Formule 3, Esteban Ocon a participé à la saison 2016 de DTM. Zandvoort fut sa dernière course, car le vainqueur du Grand Prix de Hongrie s’est joint à Manor en F1, quelques semaines plus tard.

Parmi ceux qui n’ont pas connu Zandvoort, seuls Fernando Alonso et Pierre Gasly ont au moins foulé la piste néerlandaise. Gasly avait participé à un événement organisé par Red Bull, en mai 2019, afin de célébrer le retour du Grand Prix des Pays-Bas. Le Français était à bord de la RB7. Quant à Alonso, il a pris part à des courses virtuelles durant le premier confinement en 2020, mais il n’a jamais été à Zandvoort en présentiel.

Finalement, le doyen et le benjamin de la F1 en 2021 n’ont jamais coursé aux Pays-Bas. Cependant, Yuki Tsunoda avait l’opportunité d’y être en 2020, via la Formule 2, mais l’événement fut annulé en raison des mesures sanitaires de la COVID-19.


Le circuit

Ouvert en 1948, presque en même temps que Silverstone, Zandvoort est situé pas très loin de la Mer du Nord. La première version du tracé fut un mélange de routes permanentes et temporaires, à travers les dunes de sable. Le circuit connut bien des modifications, au cours des décennies, mais, pour le Grand Prix 2021, certains virages ont été reprofilés.

Les Arie Luyendijk Bocht (virage 14) et le Hugenholzbocht (virage 3) ont vu leur inclinaison être augmentées à 18 et 19 degrés respectivement. Dans l’ensemble, on a affaire à un tracé rapide, mais étroit. Les dépassements, malgré deux zones de DRS (une à la ligne de départ/arrivée et l’autre entre les virages 10 et 11), pourraient être minimes. Zandvoort promet d’être exigeant, surtout avec les dénivelés naturels (vallons proche de la mer) et artificiels (tournants relevés).

Pour le GP des Pays-Bas, Pirelli a offert sa gamme de pneus les plus durs (C1, C2 et C3). Les gommes devraient supporter des forces verticales énormes à quelques virages (1, 3 et 14).

Le premier virage est nommé « Tarzan » pour des raisons différentes et non officielles. La première, un mythe, serait qu’un jardinier surnommé Tarzan avait accepté d’abandonner ses terres, afin de permettre la construction du circuit de Zandvoort, à condition que les architectes du tracé nomment un virage en son honneur. La deuxième? Après un rouleau compresseur de marque Tarzan, utilisé pour la construction de la piste.

D’autres personnes suggèrent que le nom a été donné après le film Tarzan of the Apes, sorti en 1918, qui fut populaire en Europe après la Seconde Guerre mondiale.

C’est à ce virage que Gilles Villeneuve nous offrit un beau dépassement par l’extérieur sur Alan Jones,  en 1979.

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